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Silvia Velázquez est née en Uruguay et est basée en Suisse depuis 2009. Elle est diplômée en Arts Plastiques à l’École des arts de la Sorbonne, Université Paris 1. Sa pratique artistique explore les liens entre la mémoire, l’intime et les objets du quotidien. L’un des points de départ de sa recherche a été la manière dont certains objets semblent capables de relier des expériences individuelles à une mémoire partagée.
Depuis quelques années, elle s’intéresse à des produits de consommation qui, en grande partie grâce à leur dimension nostalgique, réussissent à traverser les générations. Même plusieurs décennies après leur lancement sur le marché, ils continuent à être fabriqués et commercialisés. À partir de ces objets, elle cherche à questionner comment la nostalgie agit sur nous, ses facettes positives, mais aussi la manière dont elle peut être utilisée, notamment par le marketing, pour influencer nos choix. Plus récemment, son travail s’est également ouvert à des objets voués à une disparition plus rapide. Elle s’est intéressée, par exemple, au câble de chargement USB, objet banal étroitement lié aux évolutions technologiques et déjà en train d’être remplacé avec le développement du sans fil. Cela lui permet d’explorer les tensions entre attachement et remplacement, mémoire et oubli, permanence et adaptation constante, ainsi que des notions telles que l’hyperconnectivité, la multifonctionnalité et l’obsolescence. C’est en se reconnaissant dans certains éléments du quotidien et leurs caractéristiques qu’un lien s’établit. Ils se transforment alors, pour elle, en une sorte de miroir de notre mode de vie actuel. Ses recherches prennent principalement forme à travers le dessin, sur papier et sur textile de récupération, ainsi que par des techniques d’impression et d’assemblage. Concernant l’emploi du tissu, elle apprécie ses propriétés matérielles, mais surtout le fait qu’il garde un vécu propre : ses usages passés, ses traces, sa souplesse, parfois sa fragilité. Le tissu est alors un support chargé d’histoires, qu’elle prolonge ou détourne par le geste du dessin. |
Silvia Velázquez was born in Uruguay and has been based in Switzerland since 2009. She holds a degree in Fine Arts from the École des arts de la Sorbonne, Paris 1 University. Her artistic practice explores the links between memory, intimacy, and everyday objects. One of the starting points of her research has been the way certain objects seem capable of connecting individual experiences to a shared memory.
For the past few years, she has been interested in consumer products that, largely thanks to their nostalgic dimension, manage to transcend generations. Even several decades after their market launch, they continue to be manufactured and sold. Through these objects, she seeks to question how nostalgia acts upon us, its positive aspects, but also how it can be used, particularly by marketing, to influence our choices. More recently, her work has also turned toward objects destined for a faster disappearance. She has become interested, for example, in the USB charging cable, a mundane object closely linked to technological developments and already being replaced with the rise of wireless technologies. This allows her to explore tensions between attachment and replacement, memory and forgetting, permanence and constant adaptation, as well as notions such as hyperconnectivity, multifunctionality, and obsolescence. It is by recognizing herself in certain elements of everyday life and their characteristics that a connection is established. They then become, for her, a kind of mirror of our current way of life. Her research mainly takes shape through drawing, on paper and reclaimed textiles, as well as through printing and assemblage techniques. Regarding the use of fabric, she appreciates its material properties, but above all the fact that it retains its own lived history: its past uses, its traces, its softness, sometimes its fragility. The fabric then becomes a medium charged with stories, which she extends or repurposes through the act of drawing. |